Chris Govaerts, COO de Van Dessel Insurance Brokers, ne considère pas les changements dans notre société comme une menace, mais comme une opportunité. « Les courtiers devront néanmoins se tourner vers des produits d’assurance qui répondent réellement aux besoins de leurs clients », annonce-t-il dans la première partie de notre mini-reportage, « sous peine de ne pas survivre ».

Comment envisagez-vous l’avenir du courtier ?

Je pense que le courtier de demain mettra l’accent sur la fourniture des conseils et constituera un conseiller privilégié pour ses clients. Il s’agit d’un grand changement pour le courtage, qui ne se fera pas du jour au lendemain. À l’aide d’outils digitaux fournis par des assureurs d’une part et de parties externes d’autre part, nous parviendrons certainement à réussir ce changement.

Quels défis l’avenir nous réserve-t-il ?

Nous les courtiers sommes confrontés à de nombreux défis, dont le durcissement de la législation au niveau européen. Mais nous devons surtout être attentifs à la concurrence provenant de l’extérieur du secteur. Je pense non seulement aux grandes entreprises technologiques, mais aussi à des producteurs tels que Tesla, qui ont récemment annoncé vouloir vendre également des assurances. L’objectif de ces entreprises est de ‘prendre tout en charge’ pour leur client final. Cela doit aussi être notre but. Nous devons pour cela collaborer avec des compagnies d’assurances afin de trouver de nouveaux produits d’assurance qui répondent réellement aux besoins de notre client final. C’est la seule façon de survivre comme courtier dans une société toujours plus concurrentielle et plus rude.

Une société en mutation

Beaucoup perçoivent le changement en cours dans notre société comme une menace, mais j’y vois plutôt une opportunité. Des occasions qui nous permettent de développer de nouveaux produits d’assurance. Les véhicules autonomes n’ont certes plus besoin d’assurance RC, mais ils nécessitent un autre type de couverture, telle qu’une cyberassurance. Les drones ouvrent eux aussi de nouveaux débouchés pour les assurances. Et l’économie partagée arrive. Nous pouvons anticiper cela et vendre de nouveaux produits à nos clients.